Une femme d’encre et de papier à l’époque des Lumières: Henriette de Marans (1719-1784)

Présentation de l’éditeur

De petite noblesse provinciale, Henriette de Marans bénéficie de l’éducation soignée, dispensée à ses frères et profite de la riche bibliothèque familiale. « Je veux écrire ! » : cette formule ardente traduit son ambition de faire ½uvre à un moment du XVIIIe siècle, où s’impose la figure du philosophe. Dès lors, elle s’engage dans l’écriture de journaux, où confier ses émotions, livrer ses découvertes et transmettre ses pensées sur le monde. Lectrice assidue et savante, elle revendique une étonnante liberté de pensée et arpente, plume à la main, les ouvrages anciens et modernes. Ses trois journaux courent de 1752 au milieu des années 1760. Ils forment un ensemble composite de recettes d’apothicaire, chansons, poèmes, notes de lecture, mais recueillent les pensées secrètes d’Henriette, ses doutes et ses réflexions sur l’amitié, le couple, l’égalité des sexes, la tolérance, la machine humaine, la liberté face à Dieu… Témoignage exceptionnel de la pénétration des idées des Lumières en province, ces écrits plongent le lecteur dans les débats intérieurs d’une intellectuelle sensible, tentée par l’incrédulité.

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