Le commandant d’Auschwitz parle

Présentation de l’éditeur

Le 27 janvier 1945, l’armée soviétique libérait le camp d’Auschwitz. Soixante ans après, cet ouvrage reste un des quelques livres essentiels sur le sujet.

Dans sa première édition, en 1959, le Comité international d’Auschwitz présentait ainsi ce livre : ” Rudolf Hoess a été pendu à Auschwitz en exécution du jugement du 4 avril 1947. C’est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l’attente du procès, que l’ancien commandant du camp d’Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l’enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. […] Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d’atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l’évolution de la “Solution finale’ et du système concentrationnaire. Ce “compte rendu sincère’ représente l’un des actes d’accusation les plus écrasants qu’il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l’accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d’êtres humains en abdiquant sa propre humanité. ” La préface de Geneviève Decrop (auteur de l’ouvrage Des camps au génocide : la politique de l’impensable, PUG, 1995) replace en perspective ce texte fondamental. Et dans la postface inédite à cette édition de poche, elle montre en quoi les avancées récentes de l’historiographie de la Shoah renouvellent la portée de sa lecture.

Leave a Reply